Les sociétés à l’épreuve du changement climatique éduquer – agir – gouverner

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique


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Les règles de production des énoncés au sein du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – Olivier LECLERC

Extrait de l’intevention d’Olivier Leclerc lors de l’université européenne d’été 2014 « Quand la science entre en politique… »

Ainsi, l’origine anthropique des changements climatiques en cours est affirmée de façon
toujours plus catégorique, l’accent étant mis sur la gravité des modifications en cours et l’urgence d’y porter remède. Vecteurs d’une prise de conscience des responsables politiques, les énoncés contenus dans les rapports d’évaluation du GIEC ont influencé leurs décisions, notamment lors de l’adoption en 1992 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (chap. 1, supra). Mais là ne se limite pas le retentissement de ces rapports : ils reçoivent pleine  attention dans les enceintes de décision comme dans les centres de recherche les plus diversifiés, qu’ils soient publics ou privés, internationaux, nationaux ou locaux.

Leclerc_Expertise GIEC_2009


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Comment peut-on prévoir l’évolution du climat au XXIe siècle ?

Comment peut-on prévoir l’évolution du climat au XXIe siècle ?
En gros, le climat résulte d’une part de l’humidité et de la température locale et, d’autre part, des écarts de température entre différentes zones géographiques (principalement entre l’équateur et les pôles). Les vents et les courants sont dus aux écarts de température.
Si on ne tient pas compte des mouvements de l’atmosphère, la température résulte localement d’un équilibre entre l’apport d’énergie par le rayonnement solaire et l’énergie perdue sous forme de rayonnements infrarouges (ils sont émis en direction de l’espace). Les pertes par rayonnements infrarouges diminuent lorsque la concentration des gaz à effet de serre augmente. L’augmentation de température qui en résulte est facile à calculer.
Mais ceci n’est qu’une première approximation. En réalité, l’augmentation de la température modifie de nombreux éléments, notamment la couverture nuageuse et les vents, qui agissent à leur tour sur la température. Des simplifications sont indispensables pour que le calcul reste possible. Les simplifications adoptées diffèrent selon les scientifiques (on dit qu’ils n’utilisent pas le même modèle). La qualité des simplifications est jugée sur la capacité à simuler l’évolution du climat entre le milieu du XIXe siècle et la fin du XXe. Les calculs sont ensuite réalisés pour différentes concentrations de gaz à effet de serre (différents scénarios) (Figure 10 et Tableau 3).

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Figure 10. Représentation typique d’une prévision climatique dans les publications du GIEC ([40] p. 1316). RCP : profils représentatifs d’évolution de concentration (synonyme de scénario). Il y a 32 modèles pour le scénario RCP2.5, 42 pour RCP4.5, 25 pour RCP6.0 et 39 pour RCP8.5.

(Extrait du dossier thématique « Les ressources en eau en Chine à paraître prochainement sur http://www.ihest.fr )


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Université européenne d’été 2015

LES SOCIETES A L’EPREUVE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
EDUQUER • AGIR • GOUVERNER
30 juin – 3 juillet 2015

OBJECTIFS

• mieux comprendre l’ensemble des processus à l’œuvre dans le cadre du changement climatique et de ses impacts
• explorer, avec des acteurs venus de tous les horizons de la société, des pistes originales de réflexion et renouveler ainsi le dialogue entre les acteurs
• revisiter collectivement les questions transversales d’éducation, de débat public, de normes, de controverse, de relations entre science et politique, ou d’expertise

SPECIFICITES

• la formation regroupera des parties prenantes et acteurs du monde académique, économique, politique et associatif dans une approche d’intelligence collective
• l’université offrira des points de vue comparatifs avec des participants et des intervenants venant d’Algérie, d’Allemagne, du Brésil, de Chine, des Etats-Unis, du Royaume-Uni…
• langue de travail français et anglais (interprétation simultanée)

Parmi les intervenants :
Geoffrey Boulton, University of Edinburgh ; Yves Bamberger, Académie des technologies ; Bo Yan, Fudan university, Shanghai ; Marcel Bursztyn, Universidade de Brasília ; Sabine Caillaud, université Paris-Descartes ; Bertrand Collomb, président d’honneur du groupe Lafarge, président de l’Académie des sciences morales et politiques, ancien président de l’IHEST ; Patrick Criqui, Centre national de la recherche scientifique ; Amy Dahan, Centre Alexandre Koyré, Centre national de la recherche scientifique ; Neli Aparecida de Mello-Théry, Universidade de São Paulo ; Ewa Drozda-Senkowska, Institut de Psychologie Paris Descartes ; Jean-Baptiste Fressoz, Ecole des hautes études en sciences sociales ; Stéphane Foucart, Le Monde ; Mathias Girel, Ecole normale supérieure ; Roger Guesnerie, Collège de France ; Rosa Issolah, Institut national agronomique d’Alger ; Hervé Le Guyader, biologiste, professeur, directeur du laboratoire Systématique, Adaptation, Evolution, université Pierre-et-Marie-Curie ; Hervé Le Treut, université Pierre et Marie Curie; Fabien Locher, Centre national de la recherche scientifique ; Sandrine Maljean-Dubois, Centre d’études et de recherches internationales et communautaires, Centre national de la recherche scientifique ; Jean-François Minster, Total ; Eric Rochard, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture ; Hervé Théry, CNRS/ Universidade de São Paulo ; Isabelle Veyrat-Masson, directrice, laboratoire Communication et politique, Centre national de la recherche scientifique ; Heinz Wismann, Ecole des hautes études en sciences sociales ; Hualg Yitan, Yale…