Les sociétés à l’épreuve du changement climatique éduquer – agir – gouverner

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique


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Revue de presse – Semaine du 20 au 26 juillet

Un « Sommet des consciences pour le climat » à Paris

. Vidéo : Revivez le Sommet des Consciences pour le climat

24 juillet – La Croix

. Sommet des consciences : « La crise du climat nous fait redécouvrir des valeurs communes »

21 juillet – La Croix

. Climat : Paris réunit les consciences face à une « crise de sens »

21 juillet – Public Sénat

Adoption de la loi sur la transition énergétique

. La facture énergétique des ménages a baissé de 7% en 2014

24 juillet – Le Point

Transition énergétique : ce que contient la loi définitivement adoptée par le parlement

23 juillet – Novethic

. Entre transition énergétique et défi climatique, où en est la France

22 juillet – Le Monde

. L’Assemblée nationale fixe de multiplier par quatre le prix du carbone entre 2016 et 2030

22 juillet – Le Parisien

. La loi sur la transition énergétique est définitivement adoptée au Parlement

(Lien vers :  )

22 juillet – Le Monde

. Bruxelles demande à EDF de restituer à l’Etat français 1,37 milliards d’euros

22 juillet – Le Monde

Changement climatique, économie et entreprises

. Le changement climatique, une aubaine pour la RSE

24 juillet – Les Echos

. La compétitivité avant la lutte contre le changement climatique

22 juillet – Le Quotidien

. Tarifer le carbone pour orienter les investissements vers une économie propre

21 juillet – L’Express

International

. Production nucléaire : la Chine va entrer dans le trio de tête mondial

24 juillet – L’énerGeek

. Les objectifs climatiques de la Chine renforceront les opportunités dans les énergies propres

22 juillet – CRI Online

. « La Chine devra se mettre au diapason des pays industrialisés »

21 juillet – 24 heures

. COP21 : au tour du Japon de confirmer ses engagements

21 juillet – Connaissance des énergies

. COP21 : La contribution stratégique des Iles Marshall pour les Etats insulaires

20 juillet – Novethic


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La lettre n°5

byBo Yan observe que le climat n’a pas été une priorité pour la Chine jusqu’au début des années 1990. L’économie d’abord : tel était son objectif ! Progressivement, elle s’est mise à discuter du climat tout en refusant tout engagement contraignant ou contraintes. Mais en devenant le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre, elle devenait du même coup un acteur de premier plan dans les négociations. Une pression croissante s’est donc exercée sur elle pour qu’elle transforme son économie et accepte ses engagements. En 2009, on l’a accusée du bilan décevant du sommet de Copenhague. Mais dans son esprit, les accords sur le climat étaient un piège pour les pays en voie de développement, dans la mesure où le Nord est responsable des émissions. Pour les experts chinois, il était donc hors de question d’accepter des contraintes.
En 2011, au sommet de Durban, la Chine est donc dans une position défensive, tout en commençant de s’éloigner des pays les moins développés. Aussi, à quelques mois de la COP 21, la Chine met-elle toujours en avant certains principes, comme celui de justice ou de transparence, tout en acceptant l’idée d’une contrainte, qui pourrait prendre la forme d’un accord-cadre. A cette fin, la Chine a mis en place plusieurs institutions – comité des négociations, agences d’Etat, etc – pour aider à la décision, et s’est fixée quatre paliers à atteindre. Premièrement, décider de politiques pour atténuer les effets sur le climat de ses industries. Dans ce but, elle a mis en place un Agenda 21 pour promouvoir l’économie et l’emploi, les deux objectifs devant aller ensemble. Deuxièmement, mettre en œuvre ces politiques dès 2007. Troisièmement, fixer des objectifs de réductions à l’horizon 2020, avec un plan quinquennal pour développer une économie plus ambitieuse pour la réduction des gaz à effet de serre. Quatrièmement, publier ses actions nationales à l’horizon 2030, actions qui seront explicitées lors de la COP 21.
Pour la première fois de son histoire, donc, la Chine s’est engagée à plafonner son pic d’émissions, à réduire ses émissions au niveau de celui de 2005 et à faire appel à 20 % d’énergie renouvelable. De tels objectifs contribueront à de vrais changements.
Zhang Ji brosse l’évolution de la Chine, de son engagement dans l’idéal révolutionnaire jusqu’à sa participation à la gouvernance mondiale. La Chine a bénéficié de la mondialisation, processus qui constitue pour elle le tournant le plus bénéfique à l’aube du vingt-et-unième siècle. Participer à la gouvernance mondiale, cela permet à la Chine de savoir comment le monde la regarde. Aujourd’hui, la Chine est prête à faire face à ses responsabilités et à faire plus pour résoudre les problèmes de gouvernance mondiale : c’est un vrai changement. Elle a changé de positionnement vis-à-vis du monde. Elle est parvenue à trouver des intérêts communs. Elle suit les règles internationales, pas simplement pour se défendre, mais aussi pour régler les problèmes de gouvernance mondiale. Elle est devenue un facilitateur. Elle accepte ses responsabilités, étant entendu que ses capacités pour limiter les émissions sont limitées. Elle est en plein changement. Elle est arrivée à un moment crucial de son histoire : elle doit grandir, travailler avec les Etats-Unis, les enjeux de la COP 21 militant pour mettre fin au schéma qui voudrait que les grandes puissances s’affrontent. La Chine sait qu’il y a des leçons à tirer des pays développés !

Lire la lettre n°5