Les sociétés à l’épreuve du changement climatique éduquer – agir – gouverner

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique


Poster un commentaire

Le climat, à quel prix ?

A quoi sert la négociation climatique ? Comment se positionner face au climato-scepticisme ? Le livre de Christian de Perthuis et de Raphaël Trotignon fournit au lecteur les clés pour comprendre les enjeux de la coopération internationale face aux dérèglements du climat. Dans une économie mondialisée, les décisions se prennent en fonction des prix qui s’expriment sur les marchés. Or ces derniers accordent une valeur quasi nulle aux dommages climatiques résultant des rejets de CO2. L’usage de l’atmosphère est gratuit. Les conséquences en sont redoutables. Critiques à l’égard des transitions énergétiques, Christian de Perthuis et Raphaël Trotignon appellent à un véritable changement qui passe par la tarification internationale du carbone. Pointant les difficultés pour y parvenir, notamment les blocages entre les pays occidentaux et les pays émergents, ils montrent qu’on ne résoudra pas la question du climat si on ne l’inscrit pas au cœur de nos sociétés. C’est tout l’enjeu de la prochaine conférence de Paris sur le climat.

Couv_dePerthuis

Fyer livre cop21 de Perthuis

Le climat, à quel prix ? La négociation climatique, Christian de Perthuis, Raphaël Trotignon, Odile Jacob, mai 2015

Publicités


Poster un commentaire

Les obstacles aux négociations de Paris

“ Chacun pense que ce sera une réunion où nous trouverons facilement un accord. Je ne le pense pas”.

Tels sont les récents propos de François Hollande au sujet de la COP21. Et pour cause, les obstacles aux négociations sont nombreux. Au premier rang de ces obstacles, la question de la responsabilité historique dans le réchauffement et la répartition des efforts à accomplir entre pays industrialisés et pays émergents. Autre sujet sensible : le choix des mécanismes qui permettront de suivre les engagements des Etats en matière de lutte contre le réchauffement. Comment mesurer les efforts accomplis ? Dernier obstacle en vue d’un accord solide : les positions climato-sceptiques affichés par les gouvernements de certains Etats, à l’instar de l’Australie. Dans un tel contexte de tension, la COP21 peut-elle réussir ? Interrogé sur le sujet, Jean Jouzel témoigne au micro d’Europe 1 de sa crainte de voir les négociations aboutir à un accord qui ne soit pas assez ambitieux. Selon lui, certains pays ne sont en effet pas prêts à consentir aux efforts nécessaires pour atteindre l’objectif des +2° maximum, comme en témoignent leurs contributions aux négociations à venir.

Pour en savoir plus :
Climat : la COP21 peut-elle réussir ?
Europe 1 vous répond – Interview de Jean Jouzel, climatologue, vice-président du groupe scientifique du GIEC, co-auteur de Le défi climat (Ed. Dunod, 2014)

http://www4.unfccc.int/submissions/indc/Submission%20Pages/submissions.aspx
Contribution des pays aux négociations à venir (Intended Nationally Determined Contributions – INDCs)


Poster un commentaire

Quels sont les arguments des sceptiques ?

La catégorie de ceux qu’il est désormais convenu d’appeler des « sceptiques » est par nature hétérogène : nul parti « anti-GIEC » ne s’est encore constitué. Sans tendre à l’exhaustivité, Laurent Turpin indique que l’on peut cependant distinguer quelques catégories d’acteurs au sein de cet ensemble :

  • Ceux qui, sans contester la réalité de la menace climatique, remettent en question les dispositifs normatifs existants ou envisagés, en particulier le protocole de Kyoto.
  • Ceux qui mettent en doute la pertinence d’actions à grands frais contre une menace incertaine et de long terme alors que l’effort pourrait mieux être employés à d’autres initiatives, la lutte contre le sous-développement et ses avatars, par exemple.
  • Les scientifiques qui, s’ils valident les analyses présentées par le GIEC, estiment que ce changement n’est pas en premier lieu lié à l’accumulation de gaz à effet de serre, mais à d’autres raisons telles que l’activité solaire, sans qu’il soit possible de l’établir avec certitude.
  • Les personnages reconnus ( scientifiques, technocrates, journalistes…) qui capitalisent sur les avis des trois catégories précédentes pour porter un discours avec en toile de fond l’idée de complot.

Pour en savoir plus :
. Changement climatique : de la légitimité à la responsabilité, par Laurent Turpin, in La science et le débat public, Actes Sud/ IHEST.
. Les climato-sceptiques à l’assaut de l’Académie des science, La Recherche, 21 mai 2015