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Valérie Masson-Delmotte : comment le réchauffement dérègle la machine climatique

En partenariat avec Universcience.tv, Le Monde poursuit la publication d’une série d’entretiens en vidéo sur le changement climatique, dans la perspective de la COP21, la conférence internationale qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre sur le sujet. Cette assemblée tentera de parvenir à un accord contraignant sur la transition vers des économies sobres en carbone.
Cette semaine Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, décrit la réponse de la machine climatique à l’injection dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, ainsi que les outils dont se servent les chercheurs pour évaluer ces changements.

« Le réchauffement actuel est exceptionnel dans le contexte des derniers 1500 ans. Ce n’est pas quelque chose qui fait partie de la variabilité naturelle du climat. On est dans une situation différente, pour l’évolution de la température, mais aussi pour l’évolution du niveau des mers et la fonte de la banquise arctique, donc c’est vraiment un phénomène nouveau qui témoigne d’une accumulation d’énergie dans la machine climatique. Le réchauffement de l’atmosphère n’en est qu’une toute petite partie et le gros de cette énergie est accumulé dans les océans qui se réchauffent en surface et en profondeur » […]

masson

Pour en savoir plus :
. Visionner l’intégralité de l’entretien


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COP21 : Helen Clark s’exprime sur la transition climatique

Hélène Clark, l’administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement, revient dans une interview accordée au Point Afrique le 8 septembre sur l’épineuse question de la transition climatique dans les pays en développement. Financements, fiscalité, alimentation : aucun sujet n’est laissé de côté.
Selon Hélène Clark, plusieurs pistes peuvent ainsi être envisagées pour financer la transition climatique en Afrique.
« En premier lieu, bien sûr, il y a besoin de plus de financements publics pour le climat. Et pour que la COP21 en décembre à Paris soit un succès, il faudra davantage d’engagements. Lorsqu’on parle de 100 milliards de dollars par an pour le Fonds climatique vert de Copenhague, il ne s’agit pas seulement de finances publiques, mais d’un mélange de ressources apportées par les banques multilatérales et le privé qui prête et investit dans les infrastructures durables et la transition climatique. Les institutions multilatérales, qu’il s’agisse de la Banque mondiale ou des banques de développement régionales, travaillent vraiment très dur pour mobiliser des fonds en faveur de la finance climat. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, pointe le fait que des sommes colossales sont dépensées dans le monde pour des subventions aux énergies fossiles. Il y a aujourd’hui un mouvement pour rediriger cet argent mal dépensé en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Ce qui est une très bonne chose.
C’est en combinant les différentes sources de financement, publiques et privées, que l’on pourra atteindre les 100 milliards de dollars pour assurer la transition climatique, qui porte sur la réduction des gaz à effet de serre et l’adaptation. Reste que les pays les plus pauvres et les plus vulnérables ne veulent pas prendre à leur compte l’endettement pour s’adapter au changement climatique et donc les financements publics sont pour eux très importants. Et je pense aussi que les pays les plus pauvres ont besoin de financements publics pour l’adaptation ».

Pour en savoir plus :
. Accéder à l’intégralité de l’interview


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L’appel de l’Océan pour le climat

Alors qu’il absorbe le quart des émissions de gaz à effet de serre et fabrique la moitié de l’oxygène présent sur Terre, l’océan apparaît aujourd’hui comme le grand oublié des négociations en cours censées déboucher sur un accord permettant de limiter à 2°C le réchauffement climatique de la planète. Face à ce constat, la Plateforme Océan et climat, une structure réunissant ONG et instituts de recherche, a lancé un appel pour que l’océan retrouve la place qu’il mérite dans les discussions en cours.

« A l’issue de la Conférence Climat Paris 2015 (COP21), il est absolument nécessaire d’obtenir un accord ambitieux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Il est également impératif que l’océan – deux tiers de la surface du globe – soit intégré explicitement dans le futur régime climatique de manière à :

  1. Renforcer la capacité de l’océan à atténuer les changements climatiques, grâce à des écosystèmes marins protégés et fonctionnels en mesure de stocker le CO2,
  2. Relever les défis de l’adaptation des régions littorales et côtières, les pays insulaires étant souvent les plus vulnérables,
  3. Intégrer, dans les mécanismes de financement climatique, les projets de gestion durable et de conservation de la biodiversité marine et côtière, en particulier ceux qui concernent les aires marines protégées,
  4. Développer des solutions innovantes dans le domaine de l’énergie, de l’alimentation et des transports maritimes,
  5. Poursuivre l’investissement dans la recherche scientifique, afin de mieux comprendre les interactions océan-climat et d’orienter l’action politique en conséquence. »

Pour en savoir plus :Sans titre

. Site de la Plateforme océan et climat


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Climat et agriculture : « La plupart des effets négatifs devraient apparaître à partir de 2050 » selon Jean-François Soussana

Alors que depuis le mois de juillet les records de sécheresse se succèdent, comment ne pas s’inquiéter pour l’avenir de l’agriculture ! Concrètement, quelles sont les perspectives pour les productions agricoles ? C’est à cette question que Jean-François Soussana, directeur scientifique Environnement de l’INRA, a accepté de répondre dans une interview accordée le 4 août dernier au JDD. L’occasion pour lui de tirer la sonnette d’alarme :

« Le changement climatique a depuis les années 1980-1990 un impact négatif sur la production de blé et de maïs. Si l’on ne réussissait pas à freiner les émissions de gaz à effet de serre et que l’on allait vers 4 ou 5°C de plus à la fin du siècle, la sécurité alimentaire mondiale serait gravement menacée. Pour nourrir la population, on estime en effet que les rendements des grandes cultures devraient d’ici là augmenter de 14% par décennie. Or, avec ce scénario pessimiste, la progression de ces rendements serait freinée d’environ 2% tous les dix ans ». Et lorsqu’on l’interroge sur la question de l’adaptation, là aussi le message est clair : « Si nous n’arrivons pas à éviter un scénario pessimiste de réchauffement, la simple adaptation tactique va devenir insuffisante. Il faudra alors changer de système ».

Pour en savoir plus :
. Lire l’interview complète du JDD


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Lancement d’un MOOC sur « Les causes et les enjeux du changement climatique »

Comment fonctionne le climat ? Pourquoi parle-t-on de changement climatique ? Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Une adaptation est-elle possible ? Autant de questions auxquelles il sera bientôt possible de trouver des réponses grâce au MOOC Causes et enjeux du changement climatique. Produit et coordonné par l’Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED), ce MOOC vise en effet à tracer un tableau général du problème du changement climatique, en donnant aux apprenants des éléments suffisants pour être capables d’opposer une réflexion personnelle aux polémiques qui entourent ce sujet. 36 experts issus de 17 établissements différents sont impliqués dans ce projet de MOOC qui s’organisera autour de trois temps principaux :
. Qu’est-ce que le climat et comment peut-il changer ?
. Agir en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
. Agir en s’adaptant aux changements climatiques.
Une initiative saluée par Jean Jouzel, le parrain du cours. « C’est formidable cette possibilité que nous offrent les MOOCs de porter notre enseignement, nos travaux de recherche, dans le domaine de l’évolution du climat et plus largement du développement durable, bien au-delà de nos universités et de nos instituts. Je suis convaincu que cette expérience mise sur pied par l’UVED sera une pleine réussite et qu’elle ouvrira sur de nombreuses et fructueuses interactions. J’encourage toutes celles et ceux qui ont des connaissances à acquérir et à partager à s’investir dans cette expérience dont le potentiel est énorme et je remercie chaleureusement toutes les personnes qui s’y sont investies et ont rendu possible son succès. »

Pour en savoir plus :
. Page de présentation du MOOC sur le site de la plate-forme FUN


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2014 : année la plus chaude jamais enregistrée selon la NOAA

NOAAL’année 2014 a été la plus chaude sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, ce qui confirme le réchauffement global de la planète. C’est ce que révèle le rapport State of the climate in 2014, publié cette semaine par la société météorologique américaine (NOAA). Basé sur les travaux de 413 scientifiques issus de 58 pays, ce rapport offre une étude détaillée des indicateurs mondiaux du climat, des événements notables et d’autres mesures fournies par des stations réparties sur les continents, les océans, les glaciers et dans l’espace. Il met en évidence :

. L’augmentation de concentration de gaz à effet de serre.

. L’augmentation des températures à la surface de la Terre (2014 était l’année la plus chaude, 20 pays ont battu leurs records de chaleur).

. L’augmentation de la température moyenne des océans (des records ont été atteint dans l’océan Pacifique notamment).

. L’augmentation de l’élévation moyenne des océans (nouveau record en 2014).

. Le réchauffement de l’Arctique (2014 a été la 4ème année la plus chaude depuis que les mesures existent).

. La fonte de la banquise.

. L’augmentation du nombre de cyclones (91 en 2014 contre 82 en moyenne sur la période 1981-2010).

Pour en savoir plus :

. State of the climate in 2014 (PDF)

(Lien vers la page de téléchargement du rapport en PDF )