Les sociétés à l’épreuve du changement climatique éduquer – agir – gouverner

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique


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Changement climatique : un livre pour comprendre ce qui va changer dans notre quotidien

Mais comment le changement climatique va-t-il influencer notre quotidien ? De nombreux spécialistes, coordonnés par un scientifique expert du GIEC, se sont associés à une journaliste pour nous donner un aperçu de ce que sera notre vie dans quelques dizaines d’années.
Vins plus alcoolisés, assiettes plus vertes et moins protéinées, petites bêtes au menu, davantage de poissons d’élevage dans notre Caddie, de nouvelles destinations touristiques, des transports révolutionnés, un paysage qui se transforme et un thermomètre qui s’affole… surtout en ville. Notre quotidien devrait être bien différent en 2050 ! Cependant, l’homme s’est en permanence adapté. Aujourd’hui encore, disposant d’outils de prévision, il met en place des stratégies, des plans d’action et des solutions.

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Ce livre n’apporte pas de réponses définitives mais il permet une projection dans nos conditions de vie d’ici à 2050, avec quelques spécificités françaises : que pouvons-nous faire dès aujourd’hui pour mieux vivre demain ? Écrit dans un style vivant et très accessible, sans catastrophisme ni déni, cet ouvrage synthétique, validé par des experts, pourrait bien vous surprendre. Il veut « donner une image concrète de ce qui se passerait si on ne faisait rien » pour lutter contre le changement climatique, a expliqué Jean-François Soussana, directeur scientifique Environnement de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), membre du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), au cours d’une conférence de presse. Ce dernier a collaboré avec l’auteure de l’ouvrage, la journaliste Hélène Géli, pour envisager « le scénario du pire »: une hausse de 4 degrés de la température mondiale à la fin du siècle par rapport à l’ère pré-industrielle.

Pour en savoir plus :
. Page de présentation de l’ouvrage

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Pourquoi le changement climatique est-il si difficile à comprendre ?

Des risques pour les générations futures difficiles à appréhender, un discours scientifique marqué par l’incertitude et les probabilités, la nécessité d’une action trans-nationale et d’une approche interdisciplinaire encore confuse : saisir les enjeux liés au réchauffement climatique n’est pas simple. Pour essayer de comprendre ce qui rend si complexe la problématique du climat, Sciences et avenir interroge cette semaine Annamaria Lammel. Anthropologue, chercheuse en psychologie cognitive, maître de conférence à l’université Paris-VIII et experte du GIEC, elle est en charge du projet Adaptation cognitive aux changements climatiques (ACOCLI). Dans le cadre de ses recherches, elle explore les connaissances des individus en matière de réchauffement climatique, leur perception de l’incertitude, l’importance de l’environnement de proximité et la création de valeurs écologiques. Son travail s’appuie sur des entretiens individuels, des expériences menées dans des écoles, des études psychologiques. Ses travaux viennent de faire l’objet d’une note de la Fondation de l’écologie politique.

« Quand on demande à des habitants de Paris ce que c’est que le climat, ils nous répondent par des notions de chaud et de froid et parlent météo. La même question chez des Amérindiens ou des Kanaks de Nouvelle-Calédonie amène à des notions de vie, de globalité de l’existence, de nature. Cela tient à au moins deux phénomènes. L’enjeu tel qu’il est résumé pour la négociation sur le climat de décembre à Paris consiste à limiter la hausse des températures à 2° C au cours de ce siècle […]. L’autre difficulté, c’est de se représenter les effets du changement climatique. » …

Pour en savoir plus :
. Accéder à l’intégralité de l’interview
. En savoir plus sur le projet ACOCLI
. Accéder à la note de la Fondation de l’écologie politique


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Paris 2015 : le dossier de Vie Publique

A 100 jours du lancement de la conférence climat de Paris devant aboutir à un accord international sur le climat venant succéder au protocole de Kyoto à compter de 2020, le site Vie-publique met en ligne un dossier d’actualité très complet (« Paris 2015 : à la recherche d’un nouvel accord international sur le climat ») pour mieux appréhender le contexte dans lequel s’inscrit la conférence de Paris.

La prise de conscience des dérèglements climatiques date de 1992, lors du Sommet de la terre à Rio de Janeiro, qui a abouti à la signature de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). En 2005, entre en vigueur le protocole de Kyoto : pour 38 pays industrialisés, sont fixés des objectifs contraignants de réduction des gaz à effet de serre (GES). Ce dispositif, après avoir été prolongé, arrive à échéance en 2020.

Après l’échec de la conférence de Copenhague en 2009, la conclusion d’un nouvel accord international sur le climat, applicable à compter de 2020, est reportée à Paris 2015. Dans cette perspective, l’Union européenne et les 195 pays signataires de la CCNUCC sont invités à communiquer leur contribution à la lutte contre le changement climatique au cours de l’année 2015. Les contributions reçues avant le 1er octobre 2015 doivent ensuite être agrégées dans un rapport de synthèse. Il s’agit de mesurer, avant l’ouverture de Paris 2015, l’écart entre les contributions proposées et l’objectif de limitation de la hausse des températures, fixé à 2°C d’ici 2100.

Les données scientifiques récemment publiées attestent de la nécessité d’une action urgente. Dans son cinquième rapport d’évaluation publié en novembre 2014, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indique que, sans effort supplémentaire, la hausse des températures devraient se situer entre 3,7 et 4,8°C d’ici 2100, par rapport à la période préindustrielle (1850–1900).

Le dossier de Vie-publique offre l’occasion de mieux comprendre :

  • Les conférences internationales sur le climat (COP) ;
  • Le protocole de Kyoto ;
  • La conférence de Copenhague ;
  • Les points clés des négociations à venir ;
  • Le diagnostic posé par le GIEC ;

viepubliquePour en savoir plus :

. Lire l’intégralité le dossier


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La place des sciences sociales dans la crise climatique

Parmi les 2000 chercheurs réunis à Paris à l’occasion du Forum Our Common Futur Under Climate Change, nombreux étaient issus des sciences sociales. En quoi ces dernières peuvent-elles aider à lutter contre le changement climatique ? C’est la question qui a été posée à Daniel Compagnon, professeur en science politique à Sciences-Po Bordeaux et chercheur au Centre Emile Durkheim, spécialiste des relations internationales. « La connaissance des phénomènes physiques ne suffit pas pour passer à l’action. Les sciences naturelles identifient de mieux en mieux les sources du réchauffement et décryptent toujours mieux le cycle du carbone. Mais cela n’explique pas comment on va introduire le changement, comment il sera accepté ou non par les populations. La psychologie sociale, la sociologie, l’anthropologie, les sciences politiques aident à comprendre où se situent les blocagespour mieux les surmonter. Elles vont par exemple interroger des choix collectifs comme celui « du tout voiture ». Ou décrypter le chaos d’initiatives, d’institutions, d’acteurs qui interviennent dans le processus climatique, qui parfois se contredisent et parfois agissent de concert. Les rapports successifs du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont d’ailleurs évolué au fil du temps. D’abord consacrés au diagnostic climatologique, ils se sont élargis progressivement aux questions économiques, sociales, culturelles, etc. » […]

Pour en savoir plus :

. Lire l’intégralité de l’interview


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Amy Dahan : Il faut transformer le GIEC

Il y a des propositions de transformation du GIEC qui suggèrent de séparer plusieurs fonctions, afin d’avoir des rapports peut être plus modestes, mais plus réactifs, qui puissent servir directement à guider certaines politiques…

Entretien avec Amy Dahan, mathématicienne et historienne des sciences, directrice de recherche, Centre national de la recherche scientifique

IHEST – Amy Dahan – Université d’été 2015 – Les sociétés à l’épreuve du changement climatique from VideoScopie Production on Vimeo.


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Le changement climatique est aujourd’hui une certitude

Le changement climatique représente un risque réel qu’on ne peut pas ignorer. Il faut s’y préparer dès maintenant car les échéances se rapprochent très vite.
Entretien réalisé durant l’université européenne d’été de l’IHEST avec Hervé Le Treut, climatologue, directeur de recherche au CNRS, directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace