Les sociétés à l’épreuve du changement climatique éduquer – agir – gouverner

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique


Poster un commentaire

Le climat : un objet idéal pour comprendre la science contemporaine

Alors que la question du changement climatique émerge sur la scène internationale avec la création du GIEC en 1988, Amy Dahan décide d’étudier les modèles climatiques. Réfléchissant à ces questions en tant qu’épistémologue et historienne des sciences, elle considère le climat comme un objet idéal pour saisir le fonctionnement des sciences contemporaines. D’emblée, elle coopère avec des climatologues et des économistes élaborant des modèles et scénarios économiques. Son intérêt se porte sur les questions épistémologiques dans la production des modèles et l’évolution des pratiques de modélisation ; mais aussi sur les diverses communautés scientifiques engagées et les processus d’expertise dans ce domaine.

Pour en savoir plus :
. Climat et avenir, Amy Dahan, in La revue pour l’histoire du CNRS, 24, 2009 (PDF téléchargeable)
. Le changement climatique, une expertise entre science et politique, in La revue pour l’histoire du CNRS, 16, 2007 (PDF téléchargeable )


Poster un commentaire

Comment peut-on prévoir l’évolution du climat au XXIe siècle ?

Comment peut-on prévoir l’évolution du climat au XXIe siècle ?
En gros, le climat résulte d’une part de l’humidité et de la température locale et, d’autre part, des écarts de température entre différentes zones géographiques (principalement entre l’équateur et les pôles). Les vents et les courants sont dus aux écarts de température.
Si on ne tient pas compte des mouvements de l’atmosphère, la température résulte localement d’un équilibre entre l’apport d’énergie par le rayonnement solaire et l’énergie perdue sous forme de rayonnements infrarouges (ils sont émis en direction de l’espace). Les pertes par rayonnements infrarouges diminuent lorsque la concentration des gaz à effet de serre augmente. L’augmentation de température qui en résulte est facile à calculer.
Mais ceci n’est qu’une première approximation. En réalité, l’augmentation de la température modifie de nombreux éléments, notamment la couverture nuageuse et les vents, qui agissent à leur tour sur la température. Des simplifications sont indispensables pour que le calcul reste possible. Les simplifications adoptées diffèrent selon les scientifiques (on dit qu’ils n’utilisent pas le même modèle). La qualité des simplifications est jugée sur la capacité à simuler l’évolution du climat entre le milieu du XIXe siècle et la fin du XXe. Les calculs sont ensuite réalisés pour différentes concentrations de gaz à effet de serre (différents scénarios) (Figure 10 et Tableau 3).

1
Figure 10. Représentation typique d’une prévision climatique dans les publications du GIEC ([40] p. 1316). RCP : profils représentatifs d’évolution de concentration (synonyme de scénario). Il y a 32 modèles pour le scénario RCP2.5, 42 pour RCP4.5, 25 pour RCP6.0 et 39 pour RCP8.5.

(Extrait du dossier thématique « Les ressources en eau en Chine à paraître prochainement sur http://www.ihest.fr )